APEC : Découvrez le salaire auquel vous pouvez prétendre

Actualité publiée le 28/03/2023 à 11h56
APEC : Découvrez le salaire auquel vous pouvez prétendre

De quelle manière peut-on connaître le salaire que l’on devrait percevoir dans le domaine professionnel ?
 

Comment évaluer le salaire à demander quand on cherche un emploi ?

Il est essentiel de connaître le montant du salaire auquel on peut prétendre quand on est en quête d’un emploi. Cela est de même valable pour ceux qui occupent déjà un poste dans l’optique de faire une comparaison sur le traitement salarial qui nous est appliqué et ce qu’il pourrait être, si différence il y a. Grâce à l’estimation du salaire, on peut faire un tri sur les offres de travail proposées et avoir plus d’aisance pour négocier lors des entretiens avec ses éventuels patrons.
 

Tout le monde devrait connaître sa valeur sur le marché du travail

Un des premiers atouts dont les demandeurs d’emploi doivent disposer dans le cadre de la quête d’un travail est l’estimation du salaire. Cela doit se comprendre comme un renseignement indispensable à prendre en compte pour savoir ce que l’on vaut au niveau du marché du travail à un moment donné. C’est l’objectif avancé pour que l’on dépose uniquement notre candidature aux postes qui pour nous en valent la peine du point de vue financier.

Par ailleurs, c’est de cette manière que l’on pourrait éviter d’être pris de cours quand la question fatidique de la prétention salariale est mise sur le tapis. Incontournable dans tout processus d’embauche, il importe d’anticiper le moment où il faudra l’aborder pour éviter notamment de faire une estimation trop basse par crainte de ne pas obtenir le travail. Connaître préalablement notre valeur sur le marché est un incontournable en matière de négociations. Sans cela, on n’aurait aucun moyen de prévenir un embauchage avec une rémunération en dessous de ce qu’il devrait normalement en être.

Cette insuffisance d’information est en effet exploitée par les employeurs aux détriments des employés qui d’une certaine manière se font prendre. On ne disposera par la suite plus d’aucune marge pour l’évolution de notre salaire dès que la signature du contrat de travail sera faite. Le fait est que c’est uniquement de 5 à 10% d’augmentation par année que l’on pourrait espérer.

En gros, estimer à l’avance le montant qui doit correspondre à notre rémunération permettra de nous mettre en confiance pour ensuite négocier le salaire le plus juste.

 

Pas si simple d’estimer son salaire

Évaluer le montant de sa rémunération présente toutefois une certaine difficulté sachant qu’un bon nombre de facteurs doivent être pris en compte. L’existence d’une fourchette préétablie pour les agents du secteur public en est un exemple. D’autres critères entrent également en compte pour faire varier le montant du salaire. C’est le cas du domaine d’activité, du poste occupé, de notre expérience, de nos atouts. Notre cher conseiller illustre cette grande variabilité en ces termes : « Il y a des chargés de communication qui gagnent 32 000 €, tandis que d’autres en gagnent 48 000. »

 

Les entreprises ne font pas toutes preuve de transparence

Une faible proportion d’employeurs, correspondant à 30%, fournissent des informations tendant à faire connaître le montant de la rémunération quand ils publient les offres d'emploi, si l’on se fie aux chiffres rapportés par Echos. Ce manque de précision correspond à une stratégie pour garder le contrôle au moment de négocier le salaire et faire en sorte de s’en sortir avec le moins onéreux. En outre, cela permet de prévenir la réaction des collaborateurs qui n’apprécieraient évidemment pas que le salaire proposé soit plus élevé que celui avec lequel on les rémunère.

Enfin, c’est un moyen de multiplier le nombre de candidats intéressés par le poste car dans la mesure où le salaire affiché serait trop bas, ceux-ci seront moins nombreux. Quoi que les temps ont plus ou moins évolués et qu’il est de plus en plus courant d’imiter le système anglophone misant sur la transparence afin d’attirer plus de candidats.
 

 

Rémunération selon le poste proposé

Une autre logique à considérer correspond au principe d’après lequel la valeur du salaire que l’on peut demander dépend de l’importance du poste occupé pour la rentabilité de l’entreprise. Ce que nous représentons pour cette dernière, notre valeur ajoutée, qui va faire qu’on sera en mesure ou non de négocier un salaire plutôt élevé. On peut prendre l’exemple d’un dentiste qui a décidé de se convertir en responsable marketing au sein d’une société qui fabrique des prothèses dentaires. Avec un tel profil, caractérisé notamment par sa rareté, la valeur que l’ex dentiste représente pour sa nouvelle société est des plus élevées.
 

 

Le caractère délicat du sujet se rapportant à l’argent et au salaire en France

On ne cache pas le caractère délicat de tout ce qui se rapporte à l’argent chez les Français. Ce qui s’y apparente serait même « plus tabou que le sexe ». Cela contribue à entretenir l’ambiguïté et la non transparence dont les employeurs n’hésitent pas de profiter. C’est pourquoi, ils n’hésitent pas à entretenir ce malaise étant donné qu’en méconnaissant notre valeur, on est moins muni en termes de négociation en ce qui concerne la rémunération.

Afin d’inverser cette tendance ancrée dans la société, la solution est de commencer par en parler dans le cadre familial. Il faut aborder le sujet de l’argent et se faire conseiller par ses proches ainsi que ses amis. Les concernés n'hésitent normalement pas à nous fournir une assistance pour procéder à cette évaluation du montant de notre rémunération.
 

 

Les conseils pour estimer la prétention salariale


1.Lister ses compétences

Tout d’abord, une connaissance de nos compétences, qualités et les apports que l’on pourrait ajouter à l’entreprise est nécessaire. En faire une liste est donc la plus évidente des choses à faire. Une classification de ces derniers en fonction du poste que nous allons occuper sera par la suite utile.

Nous devons donc nous poser la question : lesquels de ces atouts sont en premier indispensables pour le métier et qu’est ce qui vient en second ?

A noter qu’il ne faut pas sous-estimer ceux-ci car contre toute attente, ils relèvent habituellement la valeur ajoutée que nous représentons.
Par ailleurs, il faut noter l’intérêt d’un bilan de compétence. En plus de la possibilité d’en profiter gratuitement, celui-ci donne l’occasion d’obtenir une évaluation complète ainsi que l’opportunité de se faire conseiller par rapport aux atouts que l’on possède mais dont on ne se serait pas douté.
 
En outre, se constituer un réseau sur Linkedln et se lancer dans l’étude du parcours de ses concurrents pourra être une chose à faire. Cela permettra de répondre aux questions inhérentes à leurs formations, leurs compétences particulières, là où ils ont déjà travaillé. Il s’agit d’autant de paramètres pouvant nous permettre d’apprécier où nous en sommes par rapport à eux et donc à mieux estimer le salaire.
 

2.Ne pas négliger ses qualités personnelles

Les qualités humaines nous distinguent des machines et sont d’ailleurs indispensables pour les travaux en équipe. C’est la raison pour laquelle ce que l’on a l’habitude de qualifier d’intelligence émotionnelle sera à considérer parallèlement aux compétences techniques au moment de négocier le salaire.

Parmi les aspects de la personnalité dont on pourrait se prévaloir pour se faire embaucher, on peut par exemple citer le fait d’être solaire ou de disposer de plusieurs facettes. Le tout est de bien se rendre compte desdites qualités en faisant preuve toutefois d’objectivité. A ce niveau, les personnes qui nous connaissent bien peuvent également nous donner un aperçu en partageant leurs perceptions sur nous.
 

3.Se référer aux études de salaire des cabinets de recrutement

Les enquêtes de salaire sont partagées en ligne par les cabinets de recrutement. Celles-ci sont gratuites et font l’objet chaque année d’une actualisation. Il s'agit de données permettant incontestablement d’estimer le salaire. Une grande majorité (80%) de ceux qui font appel à ces cabinets relèvent de sociétés de grande envergure et que dans ce sens, les rémunérations y sont en principes assez hauts. Elles fournissent donc non pas des données exactes mais des aperçus révélateurs de ce qui se fait.
 

Comment opter pour le bon simulateur de salaire en ligne ?

L’estimation du salaire peut se faire via les simulateurs accessibles en ligne. Un test a été effectué au niveau de 3 simulateurs. Ils ont  essayé en simulant un responsable communication disposant de 3 années d’ancienneté.
 

Apec

On peut accéder à la simulation une fois l’inscription (gratuite) réalisée. L’Apec prend pour base 17 000 personnes et c’est un salaire moyen précisant les seuils minimum et maximum qui est affiché par l’association de cadre. Les critères individuels sont pris en compte par l’outil. En ce qui concerne la rémunération annuelle moyenne d’un responsable communication en France, elle correspond à 43 300 euros.
 

Waage

Ce simulateur a été retenu comme étant le plus complet par nos amis qui ont procédé à l’estimation. Cela vient du fait qu’il peut compter sur une communauté de 900 000 utilisateurs relevant de 500 métiers différents. Une comparaison de notre salaire avec ceux de la base de données est opérée dès que nous avons fourni l’ensemble des renseignements indispensables. On obtient alors une « évaluation salariale". »

Ce simulateur sera notamment utile et pratique pour savoir si l’on est bien payé dans le poste que l’on occupe déjà. Le montant qui ressort pour notre responsable en communication est de 56 654 euros.

 

Glassdoor

Il excelle du point de vue rapidité et facilité d’utilisation. Leurs rémunérations et leurs fonctions sont communiqués de façon anonyme par les internautes. On se sert de la barre de recherche pour prendre connaissance des rémunérations pratiquées. En partageant leurs informations, les salariés rendent les estimations davantage exactes. Pour le responsable communication, le salaire indiqué est de 42 000 €.

En se servant des 3 simulateurs, on obtient des données à partir desquelles on pourra calculer la moyenne.

 

Il n’y pas que le salaire qui entre dans les calculs !

Les avantages qui accompagnent le salaire proposé ne sont pas à négliger. Plusieurs privilèges peuvent nous décider à accepter une rémunération plus basse. On peut citer :

  • La flexibilité : indispensable dans des métiers en particulier : télétravail, 4 jours/sept, liberté d’horaire…
  • Les primes en tout genre peuvent être attrayantes
  • Les prestations sanitaires, la formation, le CE, l’épargne

Il ne faut pas s’arrêter à la somme proposée à titre de rémunération. Il existe des entreprises qui proposent des offres bien complètes. La volonté de faire partie de l’organisation et le sens que l’on attribue à notre travail sont également déterminants. On peut s’accommoder d’un salaire plus bas avec le boulot de nos rêves. Cela se produit par exemple dans les secteurs de l’économie sociale.